Le "féminisme", un fléau pour les hommes ?

Mis à jour : 20 avr. 2020




[TW : hommes victimes de violences]


Parallèlement à la conquête des droits des femmes s'est développé, d'abord en Amérique du Nord, un mouvement revanchard d'hommes aigris, frustrés, allant jusqu'à éprouver une véritable haine envers les femmes : le masculinisme. Et certains d'entre eux sont passés à l'acte, tuant des femmes parce que "ce sont des femmes", comme lors de la tuerie de l'école Polytechnique à Montréal, Québec, en décembre 1989. Un geste qui fait toujours des émules....


Pourtant, tout comme Oscar, de nombreux hommes sont victimes d'abus et de violences (qu'elles soient d'ordre sexuel, psychologique ou physique). Aujourd’hui, on peut observer une nouvelle forme de féminisme, intégrant l’existence du « masculinisme positif ». Il ne faut pas confondre « féminisme » et « haine de l’homme ».


Les expressions comme "Men are trash" mettent TOUS les hommes sur le même piédestal. Pourtant, tous les hommes sont différents. Dire que "tous les hommes sont des monstres car ce sont des agresseurs par essence" va à l'encontre du principe même du féminisme. Etre féministe, c'est lutter pour l'égalité entre les hommes et les femmes et non pas haïr chaque être du sexe masculin.


Le masculinisme est un mouvement qui a pour but de défendre les hommes victimes d'abus ou de sexisme (par des hommes ou même des femmes). Ce sont des affaires dont on parle peu, et pourtant ELLES EXISTENT !


Grâce au hashtag #JeSuisVictime, de nombreux hommes ont pu faire part de leur histoire. Pourtant, si les femmes restent, de loin, les premières victimes de violences conjugales, le cas des hommes battus ou maltraités est moins exceptionnel qu'on pourrait le croire. La quasi-totalité d’entre-eux n’a pas été prise au sérieux par leur entourage, tout simplement à cause de leur genre.


Pour illustrer nos propos, nous pouvons parler du cas de Johnny Depp. Lors de leur divorce en mai 2016, son ex-femme Amber Heard l’a accusé de violences conjugales. Malgré l'absence de preuves confirmées par la police, elle a été crue sur parole. Ambassadrice du Women's Rights, elle clame haut et fort son engagement féministe.


Calomnié, accusé, ruiné, l'acteur a été dépeint comme un homme violent, pervers et dangereux. Qui croyait encore à l'innocence de ce "mâle blanc privilégié cisgenre" ? Et pourtant, le retournement de situation qui s'est opéré ce 31 janvier 2020 révèle à quel point la société nie et méprise toujours les violences subies par les hommes. Pire encore, le cas Johnny Depp illustre à quel point l'homme blanc hétérosexuel est considéré comme un agresseur par nature. Dans l'idéologie féministe (extrémiste), la parole d'un homme vaut effectivement moins que celle d'une femme...


De plus, il est important de parler du mouvement #BalanceTonPorc qui a marqué la France dès 2017. En effet, Sandra Muller, l'initiatrice du #MeToo français, emblématique de la vague de libération de la parole des femmes dénonçant agressions et harcèlements sexuels, a été condamnée en septembre 2019 pour avoir diffamé l'homme qu'elle accusait de harcèlement, une décision dont elle va faire appel. Même si le bénéfice du doute lui est encore accordé, elle aurait exagéré de façon outrancière toute l'affaire. Quant à lui, Eric Brion avoue avoir traversé une période très difficile : stigmatisation, perte de son travail, perte d'argent, éloignement avec sa famille... C'est une affaire à prendre avec des pincettes, car toute la vérité n'a pas encore été mise en lumière. Certains affirment qu'elle aurait admis avoir menti et dit être prête à recommencer. D'autres essaient de lui redonner de la crédibilité, comme l'ont fait remarquer plusieurs femmes, dont la journaliste Rosanne Mathot, cela ne signifie pas que Sandra Muller "a menti": "Les propos qu’elle a rapportés ont été publiquement endossés par son auteur, dans Le Monde, qui a dit les regretter. C’est la qualification de "harcèlement sexuel" que la justice a jugée : des propos tenus 1 fois ne sont pas du harcèlement. De plus, Sandra Muller «a manqué de prudence dans son tweet, notamment en employant des termes virulents tels que “porc pour qualifier le demandeur, l’assimilant dans ce contexte à Harvey Weinstein, et “balance”,(…)l’exposant ainsi à la réprobation sociale ; elle a dépassé les limites admissibles de la liberté d’expression, ses propos dégénérant en attaque personnelle», a estimé le tribunal. Les juges ont souligné, dans leur décision, «le retentissement exceptionnel mondial qu’ont eu ces deux tweets» et leurs conséquences pour Eric Brion :«Isolement social» et lourde dépression.

Dans tous les cas, ce type d'action a un impact négatif pour les deux parties : les femmes victimes de violence perdent en crédibilité puisque la porte parole du mouvement ne l'est plus, et les hommes peuvent voir leur vie entièrement brisée.


Si ce sujet vous intéresse, nous vous invitons à regarder la vidéo de Virginie VOTA, « LE FÉMINISME, UN FLÉAU POUR L'ÉGALITÉ HOMME FEMME ». Nous nous permettons tout de même une correction par rapport au titre : le féminisme en général n'est pas un fléau, il est même nécessaire pour faire évoluer les choses, mais ce sont les comportements extrêmes de certaines qui peuvent être néfastes pour l'égalité H/F. Le féminisme, c'est lutter pour l'égalité entre les sexes, et non pas pour imposer le matriarcat !


En France, en 2019, on estime que :

- 12,9% des femmes ont été victimes de menaces, injures ou insultes, et 1,9% d'entre-elles ont subit des violences physiques ou sexuelles.

- 11,6% des hommes ont été victimes de menaces, injures ou insultes, et 1,7% d'entre-eux ont subit des violences physiques ou sexuelles.


Parmi ces violences infligées aux hommes,nombreux sont ceux victimes de violences conjugales :

- 149 000 hommes ont été victimes de violences au sein de leur couple en 2012 et 2013, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (qui s'appuie l'enquête de victimisation « cadre de vie et sécurité »).

- Les hommes représentent donc 27 % des cas de violence conjugales et 17 % des cas mortels.


La formule – tristement consacrée – : « Tous les trois jours, une femme décède sous les coups de son conjoint » peut toutefois son équivalent pour l’autre sexe : « Tous les 14,5 jours, un homme décède sous les coups de sa conjointe ».

Cette violence, plus taboue, est mal représentée par les statistiques. Les hommes en parlent moins, le déclarent moins. Quand 10 femmes sur 100 déposent plainte suite aux violences qu’elles ont subies, seuls 3 hommes sur 100 osent se tourner vers la justice.


Le but de cette comparaison n'est pas de minimiser la gravité des violences faites aux femmes, mais d'ouvrir les yeux sur la situation masculine. Battons nous ensemble pour plus d'égalité, d'entraide et de vérité.



David, un influenceur féministe ET masculiniste a ouvert une page Instagram dédiée aux inégalités et violences physiques, sexuelles et sexistes. Il publie quotidiennement les témoignages qu’il reçoit : relous, commentaires déplacés des mamies du quartier, le sexisme au travail… Retrouvez Monsieur Féministe sur Instagram ! "Ce n'est pas parce qu'on est un homme qu'on ne peut pas être féministe" 😉



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